L’actualité de la santé sur internet et dans la presse accuse une nouvelle fois un médicament. Selon eux, des associations de patients auraient portés plainte auprès du procureur de la république afin de restreindre l’utilisation des dérivés de valproate. En effet ces médicaments dont le chef de file est Depakine® du laboratoire Sanofi Aventis, entraine des malformations chez les nourrissons lorsque le médicament est consommé par la maman. Ce risque tératogène est connu et indiqué dans les ouvrages professionnels et dans la notice depuis 1986 et l’Agence National du Médicament (ANSM) est déjà revenu dessus plusieurs fois depuis. Cependant de nouvelles données viennent confirmer ce risque avec des troubles graves neuro-développementaux (autisme, retard intellectuel, hyperactivité,…)

L’ANSM revient cette semaine et informant à nouveau les professionnels de santé sur les risques liés à ces médicaments et durcit les conditions d’obtention de ce médicament. En effet, ces spécialités ne doivent pas être prescrites chez les filles, les adolescentes, les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes, sauf en cas d’inefficacité ou d’intolérance aux alternatives médicamenteuses.

Si jamais vous êtes traitées par ce médicament et que vous êtes en âge de procréer, il est indispensable de bien suivre sa contraception. Si vous tombez enceinte, consultez en urgence un spécialiste. Enfin, quelle que soit le cas, vous ne devez jamais arrêter brutalement votre traitement quotidien sans en parlez avec un professionnel de santé compétent (médecin, pharmacien)