Fin novembre, deux cas de grippe aviaire ont été détectés dans des poulaillers de Dordogne et des Landes. Pourquoi tout ce bruit pour un virus qui n’affecte que les poulets ?

La grippe aviaire est une maladie du à un virus grippal type influenzae mais qui ne touche que les oiseaux sauvages et domestiques, et plus particulièrement les volailles. Les mammifères peuvent parfois être vecteurs du virus, comme les cochons par exemple qui est sensibles aux virus aviaires et humains. Ces virus aviaires ne se transmettaient pas à l’homme avant la découverte en 2002 d’un virus type H5N1 potentiellement dangereux puisqu’il avait la capacité d’être véhiculé jusqu’à l’homme.  En 2008, la contamination humaine avait déjà fait plus de 200 morts à l’échelle mondiale.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) s’attend à ce que ce virus mute, provoquant dans ses bilans pessimistes des dégâts les plus ravageurs, entrainant dizaine voire quelques centaines de millions de morts en quelques années. Ce virus H5N1 est comparable en terme de virulence à celui de la grippe espagnole de 1918 (20 à 50 millions de morts), à la différence près qu’il n’est pas encore transmissible à l’homme. C’est ainsi que cette grippe fait l’objet d’une surveillance accrue et d’une réactivité importante.

Suite à la découverte de ces animaux d’élevage touché par la grippe A, la Direction départementale de la protection des populations de Dordogne a notamment mis en place des zones de protection et de surveillance renforcées autour de la basse-cour. Les services du ministère de l’agriculture procèdent actuellement à l’abattage de l’ensemble des animaux des élevages concernés et ont décidé la mise en place de mesures de biosécurité dans tout le département.

Si le virus venait à muter, le vaccin contre la grippe saisonnière ne serait pas protecteur, mais il assurerait une protection contre une nouvelle mutation avec le virus « classique ». La seule protection efficace restera les masques FFP2 ou FFP3 correctement appliqués sur le visage. En parallèle, la France a prévu un dispositif de protection des français avec d’importants stocks de masques, d’antiviraux (Oseltamivir, Tamiflu®) et la réservation de la fabrication urgente de 40 millions de doses de vaccins contre la nouvelle souche humanisée.

En résumé, la surveillance de ce virus est très importante et les actions de protections sont très rapides afin d’écarter tout risque de contamination à l’homme, pouvant à terme amener à sa mutation tant redouté ! Dormons tranquille aujourd’hui, le fléau n’est pas encore arrivé. La seule action valable à l’heure actuelle est de se protéger contre les virus annuels en se vaccinant contre la grippe saisonnière chaque année!