Mise en garde sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens

Un mal de gorge, un rhume, une angine… le paracétamol n’étant pas toujours suffisant, il vous est surement arrivé de prendre un anti-inflammatoire non stéroïdien comme l’ibuprofène (Nurofen, Advil, Ibupradol…) ou le kétoprofène (Bi-profenid, Ketum, Profenid…).

Les centres de pharmacovigilance ont reçu de nombreux signalements portant sur des complications infectieuses graves lors de la prise de ce type de médicaments. Suite à cela, une enquête a été menée et l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) donne des précautions à prendre avec leur utilisation.

Pourquoi ces médicaments peuvent entraîner des complications ?

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens luttent contre l’inflammation qui se met en place naturellement lorsque l’organisme se sent agressé. Mais cette inflammation est indispensable pour combattre les microbes (virus, bactéries…). Ils peuvent donc masquer ou retarder la prise en charge d’une infection sous-jacente. 

Quelles sont les complications observées ?

Les complications recensées sont des infections sévères de la peau, pulmonaires, neurologiques ou ORL à l’origine d’hospitalisations ou de séquelles, voire de décès. L’enquête a été menée chez des patients n’ayant pas de problèmes de santé pouvant favoriser ces complications. Il faut savoir que celles-ci ont été observées lors de la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens en concomitance avec une antibiothérapie et sur une courte durée (2 à 3 jours). 

Quels sont les précautions à prendre ?

Il est très important de privilégier le paracétamol en cas de douleurs et/ou de fièvre. Si vous prenez un anti-inflammatoire non stéroïdien, préférez prendre la dose minimale efficace pendant la durée la plus courte possible et stoppez la prise dès l’amélioration des symptômes. Ne dépassez pas 5 jours de traitement en cas de douleur et 3 jours si vous avez de la fièvre. L’ANSM précise aussi qu’il est toujours déconseillé de prendre un anti-inflammatoire non stéroïdien en cas de varicelle.

Dans tous les cas, n’hésitez pas à vous rapprocher de votre pharmacien pour avoir les meilleures informations.

Dr Elodie Duquenne