Retrait de certains modèles d'implants mammaires

La pose de prothèses mammaires en chirurgie esthétique ou en reconstruction après un cancer du sein n’est pas anodine. Comme pour toute intervention, il y a des effets indésirables post chirurgie (hématomes, infections…) et parfois plus grave.
 Ce 4 Avril dernier, l’Agence Nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) décide de retirer du marché certains modèles de prothèses mammaires.

Pourquoi l’ANSM décide le retrait ?

En 2011, certaines femmes ayant des implants mammaires développent une forme de cancer rare : le lymphome anaplasique à grandes cellules. 
Après de nombreuses études et l’avis d’expert indépendants, l’ANSM estime que la texture de certains implants macro-texturés (surface rugueuse) et implants à surface recouverte de polyuréthane sont des facteurs de risque dans l’apparition de ce type de cancer.
Par mesure de précaution, elle décide de retirer du marché ces deux types d’implants, et recommande l’utilisation d’implants mammaires à texture lisse.
En 2017, environ 400 000 femmes portent des implants mammaires et depuis 2011, 59 cas de lymphomes ont été déclaré en association avec les implants.
Au vu de la rareté du risque, l’ANSM ne recommande pas l’explantation préventive de ces implants.

Quelle est la conduite à tenir ?

Les femmes porteuses d’un implant mammaire doivent toujours rester vigilantes face à des signes physiques ou fonctionnels comme une augmentation du volume du sein, une douleur, une masse, une inflammation ou un mauvais état général.
Dans tous les cas, les experts préconisent l’examen clinique des seins annuel et l’exploration radiologique éventuelle adaptée.
Pour vous aider ou vous rassurer, l’ANSM a mis en place un numéro vert : 0.800.71.02.35. Cependant, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé si vous avez des questions supplémentaires.

Pour les femmes souhaitant la pose d’implants mammaires (quel que soit l’indication), il est important de rappeler les avantages et les risques liés à cette pose.
 

Dr Elodie Duquenne